꧁ Le passeur d'Âmes ꧂


Au cours de l’existence, nous traversons des portes : ces pas-sages — la plupart du temps symboliques et inconscients — pas forcément agréables à vivre. Si je cite : la naissance, l’adolescence, un anniversaire, une rupture sentimentale ou professionnelle, un déménagement, un deuil, la mort… vous voyez mieux de quoi je parle ?


On nomme sas vibratoire cet espace indéfini et impalpable qui précède un changement


Lors de ces transitions, la signature vibratoire de l’être humain est amenée à s'adapter à son nouveau paradigme.

Et pour une infinité de raisons, celui-ci peut émettre certaines résistances.


Tout cela se traduit souvent par un sentiment étrange et non identifiable qui nous fait sentir quelque peu bancal ou à fleur de peau.


Ces portes ouvrent l'espace vers une nouvelle étape. À chaque passage franchit, c'est une partie de soi qui meurt et une autre qui naît.


Il n'est pas toujours facile, ni évident de vivre cette mue. Beaucoup de paramètres peuvent nous tenir enchaîné au passé, relié à des repères obsolètes, et retenir nos pas. Et beaucoup d'âmes — incarnées ou non — restent "coincées" dans ces sas, figeant leur évolution.


L’inconnu est ce grand méchant loup qui vient bousculer la clôture des repères rassurants


Le mental sonne l’alerte pour préserver du mieux qu’il peut cette zone intacte. Sans compter qu’en préservant la chenille dans son cocon, il empêche l’envol du papillon.

« On sait ce que l’on perd, mais pas ce que l’on trouve. »

Vous connaissez très certainement cet adage. Il est très juste, toutefois, au delà des mots qu’entendez-vous ?

C’est la peur, qui, dans un rythme binaire, danse et chante. Noir/blanc, juste/faux, bien/mal. Elle exprime toutes ses projections, et dans ces mouvements, l’âme s’égare dans l’appréhension de ce qui pourrait advenir.


Ainsi, au lieu de considérer que cela puisse être pire ou mieux (on peut aussi avoir peur du mieux) et de forcément prendre partie, pourquoi ne pas simplement accueillir l’expérience qui s’offre ?


C’est là qu’intervient le passeur d’âmes


Son rôle étant d’éclairer le pas de la porte pour que l’âme puisse s’envoler, tel le papillon sus-cité.


Le passeur est un facilitateur de transitions.


Sans le savoir, il porte en lui une énergie qui permet aux cycles d’opérer leurs transformations en levant les résistances.


Souvent, le passeur exerce un métier en relation avec sa « mission » mais pas systématiquement (et cela ne signifie pas non plus que tous les thérapeutes — par exemple — soient des passeurs).


Cela ne s’apprend pas, cela EST.


Il s’agit avant tout d’un procédé énergétique impalpable


Le passeur lui-même n’en a pas forcément conscience : il existe beaucoup de passeurs qui s’ignorent ! Avoir conscience de son rôle n’est pas forcément nécessaire : la magie opère quand même !


Aussi, la vibration du passeur est spécifique à son rôle.


Certaines âmes désincarnées m’ont relaté le fait de

« voir une lumière dans l’obscurité ».

C’est aussi le cas pour les âmes incarnées sauf que cette « vision » s’exprime par le ressenti, le fameux « feeling ».


En effet, l’âme est attirée par une fréquence similaire qui va répondre à sienne. Cette loi fonctionne pour toutes les âmes entre elles et n'est pas spécifique aux passeurs d'âmes.


C’est ainsi que la mécanique s’opère, d’où l’importance de s’écouter.


D'ailleurs, le passeur ne force rien, l'âme est libre de se présenter à lui.


Tous les passeurs - ceux qui s’ignorent comme ceux conscients de leur rôle - ne sont pas forcément sur tous les fronts.

Quand tous agissent à des tournants spécifiques, certains opèrent exclusivement dans la matière, d’autres également dans l’au-delà mais tous ne font pas passer les âmes désincarnées dans la lumière. C'est un appel que l'on ressent en soi. C'est quelque chose que l'on a toujours fait, de façon naturelle et sans forcer.


Une fréquence vibratoire spécifique


Comme expliqué plus haut, il s’agit d’un processus énergétique, donc le contact établi n’est pas complètement anodin.


En effet, pour permettre l’ajustement énergétique de l’âme en transition vers son nouvel état vibratoire, c’est la fréquence propre du passeur qui est puisée et cela n’est pas sans répercutions.


Si cela peut passer inaperçu dans la matière, il peut s’en ressentir un certain inconfort au niveau subtil.

C’est à dire qu’en faisant passer l’énergie, il lui est primordial d’éviter de se laisser gagner et polluer par cette dernière qui ne lui appartient pas.


D’où l’importance pour le passeur d’entretenir son niveau vibratoire par un bon ancrage et une bonne protection.


L’ancrage, c’est la capacité de revenir à soi, à son énergie, à ses émotions, à sa vie.


Quant à la protection, elle induit de surtout savoir poser ses limites.

Ce n’est pas parce qu’on sollicite votre aide que vous y êtes soumis implicitement : vous n’avez aucune obligation ! Là encore, l’intuition est la clé.


Ainsi, le passeur a tout à gagner à poser son cadre : en se respectant lui-même, il respecte d’autant mieux autrui, tout en réunissant les conditions idéales d'un pas-sage sans heurts.


Gare aux dérives


Sans ce filet de sécurité, le passeur peut très facilement se fourvoyer dans une dynamique co-dépendante (relation sauveur/sauvé), nuisible à chacun.


En effet, l'un des effets pervers de ce rôle particulier est d'attendre une gratification quelconque ou encore une reconnaissance de ses pairs. Or, le rôle du passeur n'a rien à voir avec la gloire. On ne l'encense pas, son travail est discret, presque imperceptible (puisque lui-même n'en a pas forcément conscience).


Les âmes ne font que passer et ce peut être déstabilisant (se sentir utilisé) et parfois entretenir une certaine souffrance lorsque des conflits internes n'ont pas été réglés (le manque de reconnaissance est souvent un symptôme d'une confiance en soi ébranlée).


Un passeur doit pouvoir passer sans se laisser dépasser.


On n'apprend pas son propre rôle, on le vit


À titre personnel, j'accompagne les êtres incarnés dans leurs transitions, mais également les être désincarnés et égarés à passer "dans la lumière" (ça n'arrive pas non plus tous les quatre matins et heureusement parce que, comme je l'expliquais plus haut, c'est énergivore).


Cela a toujours été le cas, à la différence près que je le faisais sans en être consciente.


J'ai mis un mot dessus seulement quatre ans après avoir digéré ma médiumnité (donc tard). Ce que ça a changé, c'est que ça m'a permis d'incarner pleinement qui je suis et d'arrêter de me fuir.


Assumer qui l'on est, change beaucoup de choses dans la perception de soi, des autres et du Monde.


Lorsque je cherchais des réponses sur le rôle de mes perceptions et ressentis, je n'ai trouvé aucune réponse autour de moi ou dans les bouquins que je consultais !


Et vous savez pourquoi ?


Parce que les réponses se trouvent à l'intérieur de soi !


Concrètement, elles se sont révélées d'elles-mêmes alors que j'avais cessé toute investigation au sujet de ce que l'on malnomme la "mission de vie".


Voyez-vous, certains ouvrages répertorient les familles d'âmes, par exemple, et au delà du fait qu'ils peuvent éclairer les esprits, on oublie à quel point ils influencent l'égo à choisir de se reconnaître dans un rôle plutôt qu'un autre.


Le jour où vous vous demandez qui vous êtes, regardez tout ce que vous avez déjà vécu et expérimenté : la réponse est déjà là.




(Source illustrations : Pinterest)

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