LA MISSION DE VIE

Voici un énième terme capillotracté qui invite l'égo conquérant à se prendre pour un sauveur de l'humanité.La mission de vie est mal nommée et nous perd un peu. Et si j'ai tenu tout de même à titrer cet article ainsi, c'est pour montrer qu'il est important d'aller chercher sa vérité au delà des mots et des concepts établis. Allez, on plonge !

Une notion abstraite


J'ai longtemps refusé de grandir : le monde des adultes me paraissait obscur sur plein de points. Beaucoup de gens laissent derrière eux l'enfant qu'ils étaient, au profit d'un costume sans couleurs et j'ai bien du mal à comprendre ce qu'il se passe concrètement lorsqu'ils passent d'un état à l'autre. Syndrome Peter Pan, bonjour !


Par ailleurs, j'étais une enfant qui se posait un tas de questions sur le sens de la vie et venir sur Terre pour se perdre dans un quotidien pesant où règne le leitmotiv travail-fric-pouvoir, me vendait moyen du rêve.


En deçà de ces problématiques existentielles, j'éprouvais le sentiment de ne jamais être à ma place. Les schémas classiques ne me parlaient pas et me faisaient fuir, et en même temps, je refoulais ce sentiment tenace qui donnait la sensation d'être différente alors que je ne voyais pas en quoi, ni pourquoi.


Pendant quelques années, j'errais dans un espèce de no man's land où je refusais de creuser, de me trouver, de me faire face. Ça me terrifiait au plus au point.

Borderline entre "je me sens étrangère au monde" et "je veux à tout prix rentrer dans le moule". Cette dualité permanente engendrait un mal être pernicieux.


Le fait est que l'inconfort, quel qu'il soit, traduit toujours quelque chose de profond.

Et elles en ont des choses à nous livrer nos profondeurs !


L'en-Soi sait


Lorsqu'un être évolue dans un environnement qui lui est hostile (dans le sens d'un chemin que l'on emprunte par déni ou par fuite de soi), qu'est-ce qu'il se passe ?


Il tressaille, il fléchi, il s'affaiblit et s'il ne fait rien, il se brise.


Là où je veux en venir c'est qu'au fond de nous, ON SAIT.


Il existe un chemin pré-tracé que notre âme a établi avant de s'incarner. Ensuite, on range tout ça dans l'inconscient puis on vient jouer avec notre libre-arbitre en suivant les cailloux du petit Poucet.

Certains parleront de charte d'incarnation et si vous souhaitez approfondir la question, je vous invite à monter à bord du vaisseau du voyageur mystique.


Et c'est là où la notion de choix d'incarnation devient plus précise et pertinente que le terme de "mission de vie" qui appuie malgré lui sur l'interrupteur "Bruce Willis" (même si concrètement on parle de la même chose).


Ainsi, ON CHOISIT ce que l'on vient travailler dans la grande école de la dualité qu'est la planète Terre.

Imaginez-le comme si vous alliez à la fac et que vous choisissiez votre filière et vos options : de suite c'est beaucoup plus parlant, non ?


Sauf que ce but n'est pas une action en particulier mais plutôt un état d'être. C'est à dire des traits de personnalité qui répondent à des valeurs (la liberté, l'autorité, la famille, la communication, etc...).

En somme, la "mission de vie" consiste à incarner ses valeurs fondamentales. Et cela peut tout à fait prendre la forme d'un métier, mais pas nécessairement (voir plus loin).


Lorsque l'on réagit vivement à une situation, une relation, un environnement, il est important de s'écouter