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La Médiumnité


Plus qu'un don, j'aime décrire la médiumnité comme un outil que l'âme choisi avant de s'incarner et ce, dans le but de servir sa mission de vie.



Le médium n'est pas un magicien


Il est un individu ordinaire avec une vie ordinaire ! Sa sensibilité mystique particulière — qu'il n'a pas cherché à avoir — lui confère un rôle de messager d'entre les Mondes. Cela n'a rien d'extraordinaire ou de surnaturel.


Nous sommes tous dotés de capacités extrasensorielles, simplement, nous ne sommes pas élevés dans un contexte qui favorise leur développement.


Le médium qui, soit dit en passant, n'est pas forcément voyant, porte déjà ce "don" en lui quand celui-ci se révèle à sa conscience.


Un appel particulier


Si nous avons tous des capacités d'empathie, de télépathie, d'intuition... j'ignore si tout le monde est un médium qui s'ignore. À mon sens, cela relève davantage du chemin de vie mais je n'ai pas non plus la science infuse ;-)


À titre personnel, je l'ai vécu comme un appel qui a conduit à une prise de conscience de quelque chose d'enfoui au plus profond, qui a toujours été là, latent. Un appel qui a sonné dans le vide pendant de nombreuses années car je refusais de répondre (déni, peur).


Le jour où cela s'est déployé, c'est parce qu'épuisée de fuir, je me suis dit qu'affronter cette peur était peut-être la seule façon de m'en libérer. J'étais mûre pour m'accepter.


C'est un pas vers une facette de soi inconnue et tant stigmatisée ! Mais lorsque l'on apprend à s'écouter, les idées reçues s'estompent et nous faisons face à une page blanche qu'il nous appartient d'écrire.


Aussi, j'ai le sentiment que l'on ne s'éveille pas une fois pour toutes mais progressivement, comme s'il n'y avait pas de fin.



Il n'y a pas de mode d'emploi : c'est à nous de le créer


Chacun a une sensibilité qui lui est propre qui s'aiguise au fil du temps, du travail sur soi et de l'expérience.


Ainsi, il existe plusieurs types de médiumnité et autant de façons de les vivre : c'est quelque chose de très personnel. Aucune n'est meilleure qu'une autre. Chacune apporte sa couleur au Monde.


À titre personnel, j'ai longtemps sous-estimé mon "don" de clairsentience (ressentir les énergies avec et par le corps) car j'estimais que je ne "voyais" rien !


Partez du principe que l'on "voit" tous d'une façon différente et soyez à l'écoute de vos propres ressentis : découvrez VOTRE façon de percevoir les énergies.


L'aventure est riche et passionnante !



S'ouvrir à Soi, s'ouvrir au Monde


Voir le Monde par ses sens permet de prendre confiance en soi. Se rendre compte que ses ressentis sont justes permet d'affûter son regard sur Soi et sur le Monde, aller au delà du cadre imposé par la société.


Voir le Monde sous un angle différent permet aussi de comprendre que nous avons en nous un potentiel immense, bien souvent enseveli sous des couches de peurs et d'appréhension injustifiées.


Se rendre compte que l'on peut compter sur soi en se fiant à sa boussole intérieure et non plus aux injonctions extérieures, permet de mieux orienter et aligner ses choix à ce que l'on est profondément.


En somme, harmoniser l'intérieur et l'extérieur.


De cette manière, tout devient plus fluide. La communication avec son environnement devient plus subtile car l'information nous parvient par delà les apparences.


Cela ne veut pas dire que l'on ne rencontre plus de difficultés, de blocages ou de retards, mais dès lors, on les appréhende avec davantage de discernement. On voit désormais les défis de la vie comme un apprentissage. Nous apprenons à chaque instant et tout au long de notre vie.



Un guérisseur sachant (se) guérir


Je vois la médiumnité comme un chemin de guérison, d'abord de soi, parce qu'elle remet en question la conception du Monde dépeinte par une société rationaliste et qu'il peut être compliqué d'arriver à se détacher du consensus pour affirmer sa perception plus sensitive.


Ceci dit, à mes yeux, on ne naît pas médium pour rien. Si notre sensibilité est plus développée en certains points, ce n'est très certainement pas fortuit.


Et en ça, il appartient à chacun de le découvrir, et ce, au gré des expériences !


Le seul vecteur qui va favoriser cette ouverture n'est autre que son coeur. Lui seul saura vous guider. Et pour cela, l'aventure commence en apprenant à l'écouter !


Lorsque vous aurez trouvé votre autonomie dans votre chemin de guérison, vous saurez quoi faire de votre médiumnité au moment opportun, laissez-vous porter.


On veut souvent brûler les étapes, mais retenez que la qualité de l'aide que l'on porte à l'autre dépend avant tout de l'aide que l'on s'apporte à soi-même.



Tout est déjà là


Pour ma part, ça a toujours été là au fond de moi et d'une certaine manière, je l'ai toujours su. Pourtant, je fermais les yeux malgré tous les événements qui convergeaient en cette direction.


Ça a commencé très tôt par des ressentis sur les gens, les lieux et parfois même les objets. Des infos qui me parviennent sans même que je ne sache pourquoi, ni comment.


Depuis très jeune, je suis sensible à ce qu'on appelle les signes de l'univers (et notamment aux chiffres alors que je suis une brêle en maths) et ai une activité onirique intense. Il m'arrive de percevoir aussi des flashs, des voix ou encore des sons (comme un tintement de cloches en pleine nuit par exemple) mais surtout des émotions, qu'avec le temps j'ai appris à distinguer des miennes et à gérer.


Plus tard, la méditation m'a ouvert la porte du monde des esprits et j'ai découvert qu'ils pouvaient se manifester (par l'écriture automatique notamment) et parler à travers mon corps.

Et tout cela sans rien chercher, ni forcer !


Au départ et pendant de nombreuses années, je n'ai su que faire de tout ça. C'était plus déstabilisant qu'autre chose. Parce qu'autour de soi, les autres perçoivent le monde avec leur propre prisme et qu'il est difficile de faire entendre à celui qui ressent différemment ce que vous êtes en train de vivre et qui ne rentre dans aucune case pré-établie.


Il y a aussi beaucoup d'idées reçues autour de la médiumnité et on vous catalogue très vite. Si vite, que l'on préfère se taire et s'éloigner de tout ce qui nous rend différent et bizarre aux yeux des autres.


Toutefois, si c'est bel et bien votre chemin, soyez sûr que tout ce que vous fuyez, reviendra au galop ! Encore une fois, si vous vivez tout cela, ce n'est pas pour rien ;-)


Un curieux héritage


Autour de moi, je ne trouvais pas vraiment d'écho à ce que je vivais. Ce n'est qu'une fois adulte et consciente, que j'ai appris que mon arrière-grand-mère maternelle touchait au spiritisme et que ma famille parternelle était, elle aussi, concernée par la médiumnité.

C'était un sujet évoqué du bout des lèvres dans la famille.


Ma mamie ne voulait rien lâcher à ce propos, je crois qu'elle préférait nous tenir éloignées, mes soeurs et moi, de tout ce qu'elle avait vécu et qui lui faisait peur.

Ce qui est rigolo, c'est que c'est elle qui m'a toujours appelée Streghetta (petite sorcière en italien).

Et c'est elle aussi, qui, en quittant ce Monde m'a montré la voie. Comme si, malgré nous, nous étions invités à reprendre un flambeau qui, d'une génération à l'autre, s'est plus ou moins étiolé.


Le chaos, socle d'un renouveau


Le moment où j'ai conscientisé tout ça, où le puzzle s'est assemblé, c'est celui où ma vie et tous ses repères se sont effondrés.

Pour autant, ça ne m'est pas tombé dessus. Avec le recul, je me rends compte à quel point chaque étape est juste !


Dans cet abîme, j'ai commencé à entrevoir ce qui était enfoui en lui laissant progressivement voir le jour. C'est comme si cette latence jusqu'à lors, justifiait l’éclosion au bon moment. Car qui dit dé-construction, dit re-construction ensuite.


L'élément déclencheur


Cela n'a pas été le seul catalyseur mais le décès de mon papi m'a (r)ouvert le regard sur la vie, sur la mort et sur le Monde en général.


Ce n'est pas la perte de l'être cher en elle-même qui a initié cette prise de conscience, c'est le fait d'en avoir reçu la prémonition.


Plus jeune, j'ai vécu une situation similaire qui m'avait alors profondément bouleversée. Et voilà qu'une dizaine d'années plus tard, la vie me ressert un schéma analogue !


Il y a quelque chose de très vrai lorsque l'on dit que les yeux sont le miroir de l'âme. Il est des choses que l'on y perçoit et qui parlent au delà des apparences.


Cette année-là, à ce moment-là (en plein chaos, donc), j'ai vu dans les yeux de mon papi ce que j'aurais préféré ne pas voir. Personne ne veut croire à ce genre de chose mais je connais ce regard et sais ce qu'il signifie. Et j'ignore pourquoi il m'est si familier.


Les synchronicités se sont mises en place, les chiffres balisaient la route et dans un rêve, je recevais un texto qui disait "je pars le 21 mars".

Le contexte onirique a brouillé les pistes, le lien ne m'a percutée qu'une fois à son chevet à l'hôpital. Faut-il préciser que rien — absolument rien — ne laissait présager ce qui était en train de se passer. Malgré son âge, il était un homme solide et en bonne santé.

À cet instant, j'ai suivi mon instinct le plus profond, en dépit des apparences qui laissaient envisager à mes proches une issue heureuse. En dépit aussi du qu'en dira-t'on (= passer pour l'oiseau de mauvaise augure).

C'est un sentiment de profonde justesse, inexplicable qui nous parcoure. Il y avait un je-ne-sais-quoi, une fausse note, dans cette mélodie funeste que seule mon oreille a perçu.


Il fallait — pour une raison qui m'étais alors obscure — lui dire des mots précis grâce auxquels il a saisi que son appel a été entendu. J'ai vu dans ses yeux qu'il savait où il allait et nous nous sommes compris dans cet échange tacite. Je savais au fond de moi que ce que je faisais était juste, même si cela a suscité de vives réactions dans mon entourage.


Le lendemain, il s'en est allé à cette date qui avait marqué mon rêve un mois plus tôt... le 21 mars. Ce n'était pas la première fois qu'un rêve me livrait un détail précis, une prémonition. Mais cette fois, le doute n'avait plus sa place. Je ne pouvais plus ignorer cela : si je reçois ces informations, ce n'est définitivement pas pour rien !


La fausse note qui me taraudait, a finalement dévoilé son essence dans une lettre de mon papi retrouvée "par hasard" quelques mois plus tard, intelligemment glissée dans un album photos de mes grands-parents : son départ avait donc été volontaire. Ce que j'avais perçu, n'était pas une extrapolation !


La première fois que j'ai reçu ce type d'information funeste, j'ai été profondément bouleversée d'avoir su avant que cela n'arrive, culpabilisant de n'avoir rien tenté pour l'en empêcher.

Longtemps, je me suis demandé pour quelles raisons j'avais eu cette prémonition : est-ce que je suis censée faire quelque chose ? Est-ce qu'on peut vraiment changer le cours des choses ?


Avec le recul, j'ai la sensation que ces expériences ont favorisé la prise de conscience de ma médiumnité, plus qu'elles ne relevaient d'une mission particulière à l'encontre de ces deux personnes.


Je ne sais pas si l'on peut intervenir pour changer le cours des choses, mais ce que j'ai compris avec mon papi, c'est que parfois seule notre présence et nos mots suffisent. Lentement et au fil du temps et des expériences, cela m'a conduite à conscientiser mon rôle de passeuse.


La médiumnité est un chemin


Toutes ces histoires confondues (celles relatées ici et bien d'autres) m'ont, petit à petit, fait comprendre que la médiumnité est avant tout un chemin.


On ne le cherche pas, on le veut pas, on ne le provoque pas : on le vit !


Un chemin qui nous mène d'abord vers notre propre guérison afin d'activer notre plein potentiel pour ensuite servir ce que nous sommes venus apporter à ce Monde.


Nous n'avons pas besoin de savoir à l'avance ce que c'est, car nous le découvrons au fur et à mesure que nous marchons ;-)





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