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La Médiumnité : WTF ?


Avant tout et pour définir la médiumnité, il me semble primordial de préciser ce qu'elle n'est pas, afin de dissiper tout malentendu.

Ainsi, on peut d'ores et déjà jeter à la poubelle toute idée préconçue attachée à un quelconque pouvoir magique réservé à une élite suprême.


Aussi, on entend souvent parler de don et je n'aime pas employer ce mot qui, à mon sens, alimente cette connotation de supériorité mal placée.


Ainsi, je préfère l'envisager comme un outil qu'une âme choisi avant de s'incarner, dans le but de l'aider au mieux à réaliser sa mission de vie.


Il y a plusieurs types de médiumnités et un milliers de façons différentes de les vivre. Je ne vais donc pas m'aventurer à les répertorier, pour la bonne et simple raison que je n'en connais qu'une seule : celle que je vis :-)


Si je tiens à en parler, c'est avant tout pour désacraliser et/ou dé-diaboliser la chose. Ça se vit profondément et ce peut être très déroutant. On ne comprend pas bien ce qu'il se passe et on traverse des phases au cours desquelles on se demande sérieusement si on vire pas schizo.



C'est quoi au juste un médium ?


C'est avant tout un individu ordinaire avec une vie ordinaire (eh oui). Il n'y a rien qui ne le différencie de ses congénères si ce n'est une sensibilité mystique particulière. Ce qui, soit dit en passant, peut s'avérer difficile et déstabilisant à vivre selon les cas.


Pour schématiser, le médium est un trait d'union entre le Ciel et la Terre, un canal par lequel la communication peut s'échanger entre les plans. Rien d'autre.

Il n'est ni devin, ni voyant, ni mentaliste.

Le message, ce n'est pas lui qui l'invente, il ne fait que le transmettre.



Comment sait-on qu'on l'est ?


Et bien, au regard de ma propre expérience, cela relève d'une prise de conscience de quelque chose qui a toujours été là, un peu flou, et qui a fini par se dévoiler au bon moment pour continuer à se déployer au gré du chemin emprunté.

Quelque chose d'enfoui au plus profond de soi, qui tente aléatoirement de s'extraire par bribes et qu'on repousse un peu brusquement (par peur le plus souvent), et qui, lorsque c'est le bon moment, jaillit. Ensuite, j'imagine que l'on reste libre de l'accepter ou pas. Bien qu'en ce qui me concerne, c'est toujours revenu à la charge, comme pour dire : "c'est bon t'es prête là ?".

Le bon moment (j'imagine que ça peut être différent selon les cas) va de paire avec un long cheminement vers soi.

Par ailleurs, j'ignore si c'est quelque chose qui peut s'acquérir par la seule volonté — mais pourquoi pas — toutefois, j'ose croire que forcer une porte n'est pas forcément une bonne idée.


De quelle manière ça se manifeste ?


De plein de façons différentes : par l'intuition, le ressentir des gens et des lieux, les rêves, les paralysies du sommeil, l'empathie, les pressentiments, les synchronicités, les ressentis physiques, l'écriture automatique, l'incorporation...

Une sensibilité qui s'aiguise au fil du temps, du travail sur soi et de l'expérience.



Et ça sert à quoi ?


Ressentir le monde de cette manière permet d'engager dans un premier temps, une relation d'aide à soi pour ensuite engager une relation d'aide à autrui.

Et il me semble primordial de travailler sur soi (commencer et poursuivre, il n'y a pas de destination) avant d'envisager quoi que ce soit d'autre : comment aider l'autre si je suis incapable de m'aider ?

La mission de vie est propre à chacun, c'est une voie que l'on a choisi d'emprunter dans cette vie et qui sera dévoilée en conscience, justement au cours de ce développement personnel.



Comment travaille-t-on sur soi ?


Ça aussi, c'est propre à chacun.

L'important est de se relier à soi en se consacrant à soi. Ouvrir une fenêtre et prendre le temps de respirer. Et c'est dans cette relation que vont apparaître ce que j'appelle des évidences refoulées.

Travailler sur soi, c'est apprendre à se remettre en question. C'est difficile à faire au début. Cela demande de déconstruire tout un système de pensées-réflexes.

Se remettre en question n'a rien à voir avec de l'auto-flagellation (= peu constructif). Il s'agit plutôt de comprendre ses erreurs et ses échecs de manière à sortir du cycle infernal des répétitions.

Remarquez comment la vie nous présente encore et encore les mêmes schémas : ce n'est pas une malédiction, c'est juste qu'on a pas compris le message !

On remet facilement la faute à l'autre et de fait, on évite de regarder en face nos propres fautes. N'oublions pas que l'autre n'est qu'un miroir :)



Ok, mais concrètement ça donne quoi ?



Et bien au départ, ça donne que c'est franchement déroutant ! D'ailleurs, on ne pense pas directement : "ah tiens, je suis médium !".

Déjà, parce que dans l'enfance on fait rarement ce genre de lien, et qu'une fois adulte, on a plutôt tendance à penser qu'on devient complètement taré.e.


Le lien se fait progressivement, c'est difficile à expliquer de quelle façon mais je vais tenter de relater au mieux ce vécu.

Pour ma part, ça a toujours été là au fond de moi, et je sens bien que je le savais, sauf que je fermais les yeux et ne voulais pas le voir malgré tous les événements qui convergeaient en cette direction.


Ça a commencé très tôt par des ressentis sur les gens, les lieux et parfois même les objets. Des infos qui me parviennent sans même que je sache pourquoi, ni comment.


Je perçois facilement la douleur psychique, c'est très abstrait et cette lecture de l'autre a été difficile à accepter. J'ai la très forte impression que cette sensibilité est liée à un vécu antérieur. Je n'ai cependant pas approfondi la chose à ce jour, ça reste du ressenti.


Ensuite, il y a les rêves et leurs messages précis pas souvent bien appréhendés ; les chiffres qui "parlent" alors que les maths ont toujours été ma bête noire ; et puis tout ce qui a été énuméré un peu plus haut, points sur lesquels je reviendrai ultérieurement.


Autour de moi, je ne trouvais pas vraiment d'écho à ce que je vivais. Ce n'est pas évident de confier ce qu'on vit et ce que l'on ressent dans un environnement qui stigmatise, étiquette et/ou censure.


C'est la redondance de ces expériences qui, petit à petit, m'a donné confiance.

Même si, bien souvent, aucune logique n'entoure les ressentis. Il y a un sentiment intense de profonde justesse, inexplicable. Sur le moment, ça parait fou, absurde, et pourtant un peu plus tard vient le moment où tout s'éclaire et où ce ressenti vibre de réalité.


Le moment où j'ai conscientisé tout ça, où le puzzle s'est assemblé, c'est celui où ma vie et tous ses repères se sont effondrés.

Pour autant, ça ne m'est pas tombé dessus, l'initiative (même si parfois inconsciente) vient souvent de soi.

Les apparences supposaient un sabotage, en réalité il s'agissait d'un acte de survie.


Et dans cet abîme, j'ai commencé à entrevoir ce qui était enfoui en lui laissant progressivement voir le jour. C'est comme si cette latence jusqu'à lors, justifiait l’éclosion au bon moment. Car, qui dit dé-construction, dit re-construction ensuite.


L'élément déclencheur a été la perte d'un proche. Ça n'a pas été le seul catalyseur mais disons, celui qui, pour cette part de moi (= la médiumnité), a permis un nouveau regard sur la vie, sur la mort et sur le monde en général.


Ce n'est pas la perte en elle-même qui a initié cette prise de conscience, c'est le fait de l'avoir su avant que ça n'arrive.

Plus jeune, j'ai vécu une situation similaire qui m'avait alors profondément bouleversée. Et voilà qu'une dizaine d'années plus tard, la vie me ressert un schéma analogue !


Il y a quelque chose de très vrai lorsque l'on dit que les yeux sont le miroir de l'âme. Il est des choses que l'on y perçoit et qui parlent au delà des apparences. Et ce n'est pas toujours des papillons et des fleurs.


Cette année-là, à ce moment-là (chaos total, donc), j'ai vu dans les yeux de l'un de mes chers ce que j'aurais préféré ne pas voir. Personne ne veut croire à ce genre de chose mais je connais ce regard et sais ce qu'il signifie. Et j'ignore pourquoi il m'est si familier. Pourquoi je suis la seule à le voir.


Les synchronicités se sont mises en place, les chiffres balisaient la route et dans un rêve, une date précise est apparue accompagnée d'un "je pars".

Le contexte onirique a brouillé les pistes, le lien ne m'a percutée qu'une fois à son chevet à l'hôpital. Faut-il préciser que rien — absolument rien — ne laissait présager ce qui était en train de se passer.

À cet instant, j'ai suivi mon instinct le plus profond, en dépit des apparences qui laissaient envisager à mes proches une issue heureuse. En dépit aussi du qu'en dira-t'on (= passer pour l'oiseau de mauvaise augure).

J'ai décrit plus haut ce sentiment de profonde justesse, inexplicable. C'est exactement ça. Il y avait un je-ne-sais-quoi, une fausse note, dans cette mélodie funeste que seule mon oreille a perçu.


Il fallait — pour une raison qui m'étais alors obscure — lui dire des mots précis grâce auxquels il a saisi que son appel a été entendu. J'ai vu dans ses yeux qu'il savait où il allait et nous nous sommes compris dans cet échange tacite.


Le lendemain, il s'en est allé... à cette fameuse date annoncée en rêve. Et la fausse note qui me taraudait, a finalement dévoilé son essence dans une lettre retrouvée "par hasard" quelques mois plus tard.


On peut mettre tout cela sur le compte des coïncidences, c'est un point de vue. Toutefois, cela n'enlève en rien le mystère autour d'une prémonition qui s'annonce par le biais de signes avant de se manifester concrètement dans la matière.


À partir de là, j'ai commencé à lever progressivement les barrières du mental. Et tant pis si j'ai l'air d'une dingue illuminée. Cet événement a bouleversé ma vision de la vie. Ou plutôt, il l'a révélée car ce qui a été une prise de conscience fondamentale dans cette expérience, c'est de comprendre qu'on peut se faire entièrement confiance ;-)

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