꧁ La Méditation ꧂

La méditation est devenue un concept super tendance depuis quelques années et, à la base, elle ne m’attirait — pour ainsi dire — pas des masses.



Déjà parce qu’instinctivement, les mouvements populaires me freinent plus que ne m’attirent et, d’autre part, parce que je m’imaginais mal en position du lotus à vociférer dans un idiome lointain (clichés stupides, hein).


Le phénomène grandissant et grouillant, la curiosité a eu raison de moi : il fallait tenter l’expérience ! Ne serait-ce que pour s’en faire une opinion personnelle.


Et juste au moment où je décidais de passer à l’action, quelqu’un me mettait en garde sur la potentielle dangerosité du phénomène dès lors qu’il interagit avec des capacités médiumniques (sans savoir quoique ce soit sur mes positions). Ce quelqu’un parlait de porte ouverte et à vrai dire, à ce moment-là, je ne saisissais pas bien où il voulait en venir.


Les mises en gardes ayant la fâcheuse tendance d’attiser et de raviver l’intérêt, ni une ni deux, je me retrouvais isolée, assise en tailleur, à laisser l’esprit voguer sur la cadence respiratoire. Et là, il y a eu un « plop », des couleurs, des sensations, une voix et l’élan irrépressible d’écrire.

J’ouvrais les yeux et me retrouvais à chercher du papier et un crayon pour laisser ma main écrire, écrire, écrire.


Pas de grosse surprise là-dessus en fait car, quelques années plus tôt, j’avais "reçu" l’information sur l’écriture automatique. Dès lors, je ne m’y étais que brièvement intéressée (= flippance) et avais tenté furtivement l’expérience dans un but cathartique sans pour autant renouveler l'exercice par ailleurs.


Cette fois-ci, je n’ai rien cherché, c’est elle (l’écriture automatique) qui est venue à moi dans ce moment de lâcher-prise avec le mental. Et curieusement, ça m'est apparu très naturel.


Suite à cela, j’ai retenté l’expérience une fois ou deux, pour essayer de vraiment méditer de la façon dont les adeptes décrivent la chose.


La connexion s’établissait encore et en dépit de ma volonté, mais ne sachant pas la gérer, j’ai finalement laissé tomber pensant que ça n’était tout bonnement pas fait pour moi. Et en repensant à cette histoire de porte ouverte, la peur a nourri l'évitement.


J'avais lu que la méditation permet de faire le vide, de calmer son intérieur et c'est très vrai. Ceci dit, j'ignorais qu'elle donnait libre accès à une porte vers l'inconnu. Cette fameuse porte dont on m'avait parlé et qui s'ouvre sur une nouvelle dimension de soi, celle que je ne voulais pas admettre quelques années plus tôt.


Il m'a fallu du temps pour apprivoiser cette version de moi que je redoutais tant. Un cheminement et une rencontre bouleversante plus tard (j’en ai parlé ici), tout a pris sens de façon fulgurante. La connexion avec cette personne — qui depuis partage ma vie — a révélé un bon nombre de choses et ce, notamment au niveau de ce que j'appelle « les connexions mystiques ». Je vais y revenir en y dédiant un article puisqu’aujourd’hui on reste focus sur la méditation.


DONC. Suite à ce déploiement spirituel — si j’ose dire — la méditation est revenue quelques années plus tard sur le tapis et cette fois, de façon beaucoup plus simple, fluide et naturelle. En ce sens, je me suis pas imposé le truc pour tester, faire comme, ou pour quelque raison que soit en fait.


C’est juste qu’un soir, je me suis posée au calme. Et, instinctivement, j’ai fermé les yeux et me suis laissée aller en accueillant ce qui venait : les couleurs, les sons, les images, les sensations.

C’est un voyage à travers nos sphères intimes, un instant de recueillement, une fenêtre pour respirer et laisser le calme envahir nos cellules, une reliance à quelque chose d'à la fois intime et bien plus grand.


Là où je veux en venir, c’est qu’en fait, on se fait une idée erronée d’une chose par tout ce qu’on peut entendre à son sujet véhiculé ci et là.


Cette porte qui, à l’époque, m’inquiétait est devenue aujourd’hui mon territoire où j’aime venir prendre l’air régulièrement lorsque j’en ressens l’envie. C'est aussi par là que je me connecte lors des guidances. 


En fait, tout ce qui alimentait mes peurs à l’époque n’étaient autre que des idées reçues couplées à un malaise face à l'inconnu.


Aujourd'hui, ces moments sont devenus précieux parce qu’ils permettent au mental de se taire, histoire de s'accorder un petit répit et de souffler.


D'ailleurs, cette nécessité de méditer revient souvent dans les guidances. Mais il n’existe pas de mode d’emploi en fait. On est pas obligé de se mettre en lotus et de râler des mantras si ça ne nous évoque que dalle.

C’est vraiment propre à chacun car il existe autant de méditations que de personnes sur Terre ! Il s’agit simplement de trouver la façon qui nous correspond ! Et de se laisser guider par son instinct.


Disons que les modes d'emplois permettent une première approche lorsqu'on est novice mais très vite, la petite voix intérieure s'exprime pour nous indiquer ce qui fonctionne réellement pour nous.


L’important étant de se lâcher la grappe quelques instants, de se défaire de toutes les astreintes que l’on s’impose, de se relier à ce que nous sommes au plus intime et de se frayer l’accès à notre part divine.

Celle-là même qui saura mieux que quiconque murmurer ce que nous sommes venus faire ici.


Ainsi, la morale de cette histoire s'il devait y en avoir une, serait de se défaire des idées préconçues, de se dé-moutonner de la masse pour faire sa propre expérience.

En effet, il n'y a pas de solution plus juste ou plus vraie qu'une autre, ni de façon de faire unique et intangible. Ce qui fonctionne pour l'un, ne fonctionne pas nécessairement de la même façon pour l'autre donc rien ne vaut mieux qu'une expérience personnelle.

En somme, la seule façon qui compte réellement est celle qui nous fait du bien 🙏


Et vous, quelle relation entretenez-vous avec la méditation ?

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