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Genèse


J'ai déjà évoqué quelques contours imprécis de l'essence de cette sorcière moderne qui a investi cet espace virtuel, et aujourd'hui, à sa presque date d'anniversaire, j'ai envie de revenir sur cette naissance particulière.


La sorcière moderne est née en pleine nuit, comme une révélation au détour d’un rêve. C’était il y a presque un an, donc, aux abords de Samhain (un clin d'oeil que je viens à peine de réaliser).


La Sorcière a été le point de jonction d'une longue une introspection.

Enfant, j’avais mal au coeur d’imaginer qu’un jour, moi aussi je devrais me lever tôt pour aller faire un boulot insensé et aliénant qui me permettrait de payer quelques factures et accessoirement un toit sous lequel vivre.

Bien sûr qu'on peut exercer un métier qui nous passionne et se réaliser pleinement, mais avant d'en arriver à cette conclusion, le chemin a été long. Autour de moi, je n'ai pas eu cet exemple, il a fallu m'en rendre compte par moi-même.



La petite fille que j’étais se rêvait autrement, elle idéalisait un Monde où elle ferait uniquement les choses qui lui procuraient de la joie : écrire, chanter et vivre un amour démesuré. Le reste n’avait aucune valeur à ses yeux et rentrer dans un système qui bride toutes ces aspirations, a été très compliqué à digérer.


Je suis restée coincée longtemps dans l’enfance. Et quand je dis longtemps, c’est LONG.TEMPS. Coincée entre mes rêves et la réalité.

La (fausse) réalité l'a finalement emporté, me laissant nier ce que j’étais au plus profond, laissant les rêves de cette petite fille se faner.


Et dans ce déni, je me suis laissée porter par le vent, résignée à ce qui me procurait tant de joie. Ce n’était « pas possible » de leur donner vie. Du moins, j’en étais convaincue.

Alors, après le Bac, j'ai eu beaucoup de mal à trouver ma voie en errant ci et là dans des formations que j'abandonnais en cours de route, par manque de confiance et de convictions.


Aussi, je n’écoutais pas ces lointaines aspirations qui, de temps à autres, hurlaient depuis mes tréfonds. Elles tentaient de s’extraire mais je faisais mine de ne pas les entendre. Des "indices" parsemaient mon chemin, mais je ne les ai compris qu'avec beaucoup de recul, des années plus tard.

Tout se tient, vraiment. Mais sur l'instant, on ne voit rien, aveuglés par le "il faut que", la pression sociale, etc.


Finalement, je suis rentrée dans le moule, ai obtenu un BTS, sésame pour une vie pro des plus conventionnelles et sans éclats (à mes yeux).


Un moule inconfortable qui me déprimait jour après jour, dans un rôle qui n’était pas le mien, dans des boulots qui ne m’apportaient pas vraiment plus qu’un gagne-pain.


Même si, avec le recul que j'ai aujourd'hui, j'ai conscience que tous ces égarements dans ces petits sentiers ont apporté leur pierre à l'édifice. Quand on dit que tout est juste, c'est tellement vrai !



En revanche, ce qui ne l'est pas, c’est de se sentir résigné(e), se dire que « la vie est ainsi », de croire que le sort s'abat et qu'on ne mérite pas mieux.


Parce que c'est faux. La vie est loin d’être ainsi, c’est nous-mêmes qui érigeons nos propres cloisons, notre propre prison, à travers la peur qui nous domine.

On dit "c'est la faute à la société" oui mais non, en fait. C'est trop facile de se déresponsabiliser.

Qui fait cette société ? Et qui a dit qu'on était obligés de suivre la pensée unique qu'on veut nous faire gober comme réalité ?


La réponse est : PERSONNE.


Nous sommes libres dans les choix que nous faisons. Libres de choisir de suivre un mouvement ou d'aller à contre-courant de ce dernier. L'important dans tout ça, c'est de se respecter. Et pour se respecter, encore faut-il savoir où se situer, qui nous sommes, ce qui nous fait vibrer.


C'est là que la connexion à son soi intérieur/âme/étincelle (peu importe le mot) est des plus précieuse. Parce que c'est à partir de là qu'on s'aligne.


L'alignement, on peut le reléguer à un vague concept New Age mais en réalité, ce n'est, ni plus ni moins, que le fait d'être cohérent entre ses pensées, ses mots et ses actes.


Quand je dis que j'aime faire telle chose mais que je passe mon temps à en faire une autre qui ne m'apporte aucune réjouissance : ça c'est pas être aligné.

Et je ne suis pas sûre que passer sa vie englouti(e) dans la peur de vraiment se lancer à faire pleinement ce qu'on aime, soit vraiment épanouissant. En tous cas c'est mon avis.


Il y a quelques années, je suis tombée sur un article qui énumérait les regrets de personnes âgées en fin de vie et ça m'a tellement choquée de constater à quel point s'enliser dans le consumérisme absolu de tout, au détriment des liens véritables que l'on peut tisser, des expériences folles que l'on peut réaliser et de tout ce qui, au final, nous procure DE LA JOIE, peut nous faire mourir non seulement dans une solitude extrême mais dans le regret d'être passé complètement à côté de l'essentiel.


Alors, ça ne veut pas dire non plus qu'il faille à partir d'aujourd'hui faire complètement n'importe quoi sans réfléchir, sous prétexte de tout tester, mais plutôt d'être davantage conscient de ses choix, plus à l'écoute de ses besoins réels.


Pour en revenir à nos moutons, un jour, en classant tous mes bulletins de salaire, dix ans de vie résumés en 9 onglets, je me suis dit sans trop savoir pourquoi: « inutile d’en racheter, de toute façon, ce boulot-là sera le dernier ».

Et à cet instant-là, j’étais à des lieues d’envisager d’entreprendre quoique ce soit par moi-même, pensant tout bêtement que c’était hors de portée.


Un peu plus tard, j’ai senti mes aspirations remonter à la surface, au moment où je n’avais plus envie de les maintenir enfouies, et surtout, où je commençais à me poser de sérieuses questions sur ma place en ce Monde (ça a été l'éternelle question depuis mon enfance et à un moment donné, ben fallait s'y coller !!!).


Ce moment a été aussi celui où ma médiumnité s’est dévoilée et a pris une place de plus en plus vaste dans mon quotidien. Cela m'a ouvert les yeux sur un certain nombre de choses et a surtout ravivé tout ce qui était enfoui en moi depuis très longtemps.


Ainsi, j'ai commencé à me défaire des peurs liées à cette inconnue qui vivait en moi. Et enfin, j’ai pu nommer cette « différence » qui me faisait auparavant tant souffrir.


La sorcière a commencé progressivement à sortir du placard.


Pour autant, je vivais tout ça, seule, dans mon coin. Au départ, le déclic de ce que j’appelle les « connexions mystiques » s’est fait avec mon compagnon mais ce n’était qu’une impulsion de départ, une main tendue de sa part, pour m’aider à voler de mes propres ailes (sans que tout ça ne soit conscient).


Je ne l’ai plus vraiment mêlé à tout ce que j’ai pu canaliser par la suite. Ni personne d’autre d’ailleurs. Sans doute était-ce une étape nécessaire pour cheminer et comprendre, seule, mais aussi parce que tout ceci avait besoin de maturation avant de se répandre dans ce que les anges appellent « l’Âme du Monde ».


Je les appelle "anges" parce que c'est le mot le plus approprié pour nommer ce que je ressens. Leurs vibrations sont d'une douceur et d'une lumière particulière. Mais à vrai dire, qu'en sais-je réellement ?


Aussi, à l'époque, quand on me parlait d'anges, je me disais "qu'est-ce que c'est que ces conneries ?" : ça ne me parlait absolument pas !


En réalité, en m'ouvrant à ces connexions, j'ai compris que ce qui ne résonnait pas en moi était tout bêtement la représentation que l'on s'en fait communément, les ailes et tout le barda. Mais rien ne nous empêche d'avoir notre propre représentation.


Très souvent, ils m’ont dit « Parle pour nous » et j’ai mis un sacré bout de temps à sauter le pas. Je ne me sentais ni vraiment prête (l’est-on vraiment ?), ni très légitime (il me fallait travailler la confiance en soi).

Et puis, j'ai mis un sacré bout de temps à assumer ça !


D'ailleurs, il me semble que c'est la première fois que je l'évoque ici. Mais bon, je ne vais pas en faire des tartinades non plus car ce qui compte dans tout ça, n'est pas qui se communique, c'est le message !

Enfin, c'est ce en quoi je crois aujourd'hui. Sans doute que dans dix ans, cette perception aura évolué.


Ainsi, c’est sur cette histoire d’isolation que nous en sommes venus — avec F (on va le nommer ainsi, sinon on va pas s'en sortir) — à une conversation houleuse qui a tenu lieu de clé qui a déverrouillé un espace en moi-même.


Il me disait qu’une sorcière (ce sont ses mots et au sens médium en relation avec l’invisible) a toujours été au ban de la société et me demandait si j’avais vraiment envie d’emprunter cette voie marginale, à communiquer avec « on-ne-sait-quoi » dans mon coin.


Par ailleurs, il faut noter que ce mot « sorcière » ne faisait pas vraiment partie de mon vocabulaire, ni ne me plaisait, pour être tout à fait honnête.

Le fait est, que, toute ma vie, on m’a appelée ainsi : il m’a suivie bon gré, mal gré ,et j’ai fini par accepter le fait que ce n’était peut-être pas que des coïncidences.


Face à cette vérité (rejet/exclusion = la problématique de bien des schémas depuis mon enfance), quelque chose m’a pris aux tripes et je lui ai répondu, les larmes plein les yeux (touchée au vif) :

« Et la sorcière moderne alors ??? N’a-t-elle pas le droit de vivre normalement sous prétexte qu’elle ressent le Monde à sa façon ??! ».


Le cri du coeur.


Il a mis le doigt pile là où ça faisait mal, là où mes yeux se fermaient.

Toute ma vie, j’ai eu ce sentiment profond et insupportable d’être différente sans pouvoir poser de mots dessus.

Ma mamie m’avait même confié qu'à la maternité, elle a été troublée par mon regard qui n’avait rien de celui d’un nouveau-né. Et à l’époque, je n’avais pas pris ça comme un compliment.


En fait, dans cette quête de soi à travers la redéfinition de mes paradigmes en termes professionnels, je réalisais à peine et avec douleur que toutes les occurrences dans ma vie menaient toutes à cette sorcière, bien que je l’aie fuie pendant tant d’années en voulant rentrer dans le moule.


Puis, je me suis endormie sur ces échanges épidermiques pour me réveiller au beau milieu de la nuit d’un sursaut hyper créatif : j’avais tout en tête ! Le logo, les clés de lune (sans savoir ce que c’était), en me disant : « La Sorcière Moderne !!! C’est ça !!! ».


Au réveil, je griffonnais l'étoile, la lune et l'oeil dans un espèce de geste mécanique et hypnotique (et me suis rendue compte il y a quelques jours qu'ils signaient les 3 chakras correspondant au canal "qu'ils" empruntent : le 3ème oeil, la gorge, le coeur).

Et, à ma grande surprise, le pseudo et le nom de domaine étaient disponibles : il n'y avait plus qu'à !


Voilà comment est née l’envie de partager cet éveil spirituel, parce que c’est quelque chose qui m’a manqué quand tout s’est révélé. J'avais beaucoup de mal à me retrouver dans les témoignages qui ne m'évoquaient finalement pas grand chose.


Et ce qui me tient vraiment à coeur, c'est que je sais que ces expériences peuvent éclairer ceux qui, aussi, se sentent déroutés par leurs ressentis éloignés des codes de notre société.


C’est pour ça aussi que je nomme ma démarche "accompagnement" : il s'agit du partage d’une expérience, d’une pratique empirique, autodidacte et intuitive qui retenti de parts et d'autres.

Pour dédramatiser et dédiaboliser le truc et comprendre que l'on peut ressentir le Monde à sa façon sans forcément être fou à lier. Encore une fois : QUI étiquette et QUI met dans des cases ?


On vit tous les choses à notre manière et différemment, mais prendre conscience que ça ne tombe pas du ciel, que c'est un chemin et pas non plus un don qui nous élève au dessus des autres, que c'est NATUREL et que ça n'est pas là pour nous reclure dans la peur et la terrifiance, c'est hyper important.


La médiumnité est un outil, ce n'est pas un don. Certains la développent plus que d'autres parce qu'avant de s'incarner, leur âme a choisi cet accessoire pour servir leur mission d'incarnation.

Pour autant, ça ne les rend pas plus importants que les autres. Aucun but d'incarnation n'est plus ou moins important qu'un autre, aucune âme est meilleure ou pire qu'une autre.


Je conçois la médiumnité à l'image d'une bougie qui partagerait sa flamme avec les autres, pour raviver les plus affaiblies.


Tout est encodé en nous, j’en suis convaincue. Il suffit simplement de rétablir la connexion.


Et c’est ce vers quoi je tends, progressivement, en proposant d’abord des guidances, ces clés permettant d'ouvrir ses propres portes, pour apprendre à arpenter en conscience son chemin.

Ces clés ne sont pas des solutions prêtes à l'emploi parce que ça ne serait pas cohérent, ni honnête de te faire croire que tu vas ressentir la paix en toi-même sans te sortir les doigts du fion. Et en réalité, personne ne pourra les retirer à ta place.


Attendre que tout tombe tout cru dans le bec, c'est une illusion. Le pansement n'a jamais guéri la plaie.

Il faut chercher, expérimenter, se tromper, réessayer, jusqu'à trouver le bon équilibre pour soi et pas celui qu'on attend de nous.

C'est pour ça que ce qui a marché pour l'autre, ne marchera pas forcément pour soi.


Écouter l'autre et son parcours nourrit sa propre réflexion mais ce n'est en aucun cas un mode d'emploi ou une solution pour soi.


Là, on fait appel à notre discernement. Faire la part des choses, prendre ce qui résonne et laisser de côté ce qui ne nous parle pas pour construire notre propre univers, nos propres règles, nos propres codes.


Et soit dit en passant, lorsqu'on évoque l'Unité, cela n'a rien à voir avec le fait de devenir une armée de clones. L'Unité c'est le rassemblement de toute la diversité des personnalités, des compétences, des différences. C'est ça qui fait la richesse et la force de Monde. Si nous étions tous identiques : bon sang mais quelle horreur (et quelle inutilité) !


Trouver son point d'équilibre demande un ajustement de chaque instant. Rien n'est acquis. C'est un travail de longue haleine.

Et nous voyageons sur Terre pour cette raison précise : s'ajuster, s'équilibrer.


Voilà comment j'en suis arrivée, au début de cet été, à quitter mon emploi. Pour la première fois, ce n'était pas une fuite, c'était le moment et je ne sais pas trop l'expliquer autrement par le fait que je l'ai ressenti très fort dans tout mon être.


Pour la suite, et bien j'envisage d'engager cette démarche vers une voie plus thérapeutique, je ne sais pas encore trop quelle direction emprunter.

Très honnêtement, l'offre de formations aujourd'hui (surtout dans le domaine du bien-être) me sidère autant qu'elle me consterne. Donc je prends le temps de m'ajuster et je lis, beaucoup. En faisant exactement tout ce que je viens de dire, du mieux que je peux (et comme tout le monde, ce n'est pas tous les jours évident, hein).


Ce qui m'intéresse, c'est cette reconnexion à Soi parce que c'est ce que je vis et ce qui m'a menée doucement à changer de regard sur moi-même et sur le Monde. Et qu'en arpentant cette route, on apprend à se délester de tout ce qui entravait notre avancée (bagage émotionnel, mémoires familiales et karmiques, etc).


Comme je le dis dans l'intro du site, la spiritualité est un voyage et l'important n'est pas la destination mais bien de profiter de l'expérience, de se nourrir de chaque enseignement qui en découle pour se réinventer et bien sûr kiffer !


Comprendre qu'à l'image de la nature si on sait l'observer, tout est cycle et rien n'est permanent, ni les bons, ni les mauvais moments. Et que l'échec n'est pas une fatalité mais simplement une leçon pour nous permettre d'aller bien au-delà de nos limites dans une dynamique d'évolution.

La vie n'est pas noire, ni vengeresse, ce qui l'est c'est la vision qu'on s'en fait parce qu'il est bien plus arrangeant et facile de faire porter le chapeau de notre malheur à autrui.


Nous sommes tous des êtres multi-potentiels et donc tous capables de percevoir le Monde avec plus de justesse, en se responsabilisant et en se réappropriant notre vie : elle est ce que nous en faisons.


Ainsi, il est parfois nécessaire de déconstruire ses repères bâtis sur les fondations branlantes de cet égo qui nous disperse, et de se rapprocher de celle qui sait qui nous sommes et qui a toujours su : notre âme, pour rebâtir un univers authentique et conscient, une vie plus riche et plus belle, à l'image de celui/celle qu'on est vraiment.



(Source illustrations : Pinterest)

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